Et donc, j’ai un garçon …

On ne peut pas dire que je brille par ma présence … Mais enfin, j’ai plein d’excuses …. au moins 4 !

Mais quand même j’avais envie d’écrire.

Il y a encore moins de 3 mois, j’étais une maman de filles.
En plus j’étais membre d’honneur du Club des Mamans de Filles parce que quand même, j’en avais 3 !

Et puis j’ai eu un bébé … un garçon …
Bon au début j’ai fait genre, non ça ne change rien … Pensez dont, garçon ou fille, peu importe ! Nous ne voulions pas un tout prix un garçon, nous n’avions rien contre non plus.
Et en fait, ce petit être n’était ni un garçon, ni une fille … juste un tout petit bébé que je pouvais couver à volonté. Ni habillé en rose, ni en bleu …, mon bébé et puis c’est tout.

Petit à petit on s’est découvert, on s’est apprivoisé … J’ai fait mon entrée dans le Club des Mamans de Garçons.
Mais une entrée très timide.
Vraiment très timide.
Je me sens presque coupable de visiter les rayons de vêtements garçons … pénétrer dans ces lieux qui m’étaient « interdits » jusque là … C’est dingue hein ! J’ai le droit, vous êtes sûrs ?
Ça me fait tout drôle de ne plus pouvoir dire « les filles » quand je parle de mes enfants, de devoir dire « ils » … Ça ne venait pas du tout naturellement au départ, je me surprenais à hésiter, ou du coup à utiliser d’autres façons de parler d’eux pour contourner …
Par réflexe, j’ai aussi plusieurs fois appeler Ernest « ma puce », genre la nuit, complètement crevée (je cherche des excuses !!).

Bon, je vous rassure quand même, ça commence à aller mieux … ouf !
J’ai cousu des vêtements plutôt « garçons », sans rose héhé !
Je fouille même Pinterest à la recherche de petits looks masculins …
J’apprends ce que c’est d’être Maman d’un garçon …. c’est à la fois pareil et complètement différent. C’est tout plein de questionnements … qui auraient peut-être été les mêmes si ce petit ourson avait été une fille …
Je sais dire « Ils » maintenant … j’aime le dire !
Puis au final, il y a quelque chose qui ne change pas, c’est juste fou cet amour inconditionnel …quatrième enfant, et toujours autant à donner et recevoir.

Vous avez vu comme ils sont beaux ?

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Attention, article dégoulinant de bonheur …

L’Abricot, Bébé Joli, mon petit ourson, mon hérisson, mon petit garçon …

3 semaines + 1 jour qu’Ernest a rejoint la tribu.
Je l’aime d’un amour infini. Je ne me lasse pas de l’observer, de plonger mon nez au creux de son cou, de le découvrir et le couver.
Je me régale de voir les Jolies si fières et attendries par leur petit frère.

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Le bonheur …

Je vous souhaite un Joli Noël, comme vous le rêvez.

Profitez …

Libérée, délivrée !

Je vous ai laissé sans réponse suite au dernier message …
Mais j’ai mis du temps à en avoir.
C’est difficile de devoir attendre, ne pas savoir à quelle sauce on va être mangée, avoir des réponses différentes selon les interlocuteurs …
Pour les dernières nouvelles, je suis rentrée chez moi depuis jeudi soir. Les résultats répondent bien au traitement pour le moment. Ça fait du ben de retrouver sa maison, vraiment.
Je suis heureuse de voir mes Jolies autant que je le veux.
Mais c’est une liberté conditionnelle.
Un suivi à domicile par une sage-femme, deux fois par semaine. Et une demi-journée dans le service de suivi intensif de grossesse pour toute une batterie d’examen.
Une liberté avec une épée de damoclès au dessus de la tête. Au moindre résultat de travers, retour à case départ !
Une liberté qui se terminera inévitablement par un déclenchement … loin de mes idéaux. Mais j’ai le temps de travailler là dessus.
Je suis heureuse que l’Abricot et moi nous portions bien, heureuse que l’on puisse être ici …
Mais en même temps, déçue de devoir vivre cette fin de grossesse de cette façon, sans certitude, avec la crainte des résultats, une médicalisation très présente  … C’est une situation assez stressante je trouve.

Je travaille donc sur l’acceptation.
Et je tente de me concentrer sur les bons moments, il en reste beaucoup, bien heureusement.
On ne m’enlèvera pas cette sensation magique d’un petit être qui pousse en moi, ses coups qui déforment mon ventre, la plaisir de voir ma silhouette toute arrondie, le plaisir d’écouter ses soeurs réfléchir aux prénoms, celui de sentir leurs mains guetter les coups …
Et bientôt, la joie d’avoir l’Abricot au creux de nos bras …
Les choses ne se déroulent pas toujours comme on le voudrait … A nous de garder le bon en tête !
Je vous remercie vraiment pour tous vos mots, j’ai lu chacun avec beaucoup de plaisir, et d’émotions.
Belle journée !

Vider mon sac …

Cette semaine a été plutôt intense, riche en émotions, pleine de flou et de rebondissement …
Les semaines à venir s’annoncent longues et difficiles …

Le début du commencement ? Une analyse de grossesse, tout comme on en fait chaque fois, inscrite dans la routine … cette fois les résultats demandent une autre analyse.

Ça arrive, pas de panique …

Puis ces nouveaux résultats sont pire. Les transaminases s’envolent.
Un truc hépatique.
Zut, mais qu’est-ce qu’il a mon foie ?
Le symptôme apparu quelques jours plus tôt, des démangeaisons, semblent aller vers une cholestase gravidique. Maladie typique de la grossesse. En gros, des acides biliaires s’échappent de là où ils devraient être. On les retrouve dans le sang, sous la peau, d’où cette envie de se gratter en permanence.

Un petit contrôle monito est de rigueur, puis une nouvelle analyse, encore, cette fois pour voir où en sont ces vilains acides.
Mardi me voilà partie pour la maternité, à tout à l’heure les Jolies, je reviens après mon RV … Et puis je ne suis pas rentrée. Toujours pas.
Parce que c’est plus facile, pour le suivi, au cas où, pour faire d’autres examens.
Plus facile ?? Non, je ne trouve pas.

Un gynéco qui n’a aucune réponse tant que les résultats n’arrivent pas. Mais qui en profitent pour larguer ses bombes,
Vous voulez savoir madame tout le pire qui peut vous arriver ? Non ? Et bien je vous le dit quand même. Non ne me remerciez pas, c’est cadeau. Vous avez des questions ? Ah mais je ne peux pas répondre tant que je n’ai pas les résultats. Au revoir Madame.
Et une sage femme qui passe ensuite, qui n’a plus qu’à recoller les morceaux, les petits bouts de moi éparpillés par la bombe …

Les résultats qui arrivent, puis qui n’arrivent plus … toujours aucune réponse à mes questions.
Le verdict tombe, une cholestase !
Je me dis que c’est presque tant mieux, ça explique tout, mon foie n’est pas bon à jeter, on m’a dit qu’avec un bon suivi à domicile ça irait et qu’on n’en parlerait pas à la naissance. C’est bien ça madame la sage femme ?
Oui, en théorie c’est ça …
Mais c’est bien connu, la vie est toujours plus chouette en théorie.
En vrai, et bien les taux sont vraiment élevés et un retour à la maison serait trop risqué.
On m’annonce un transfert vers une maternité un peu plus loin, mais qui sera plus compétente pour gérer cette situation.
Il faudra y rester jusqu’à la naissance de notre Abricot.
J’en suis à 31sa …

Il était 18h, c’était hier.
A 18h30 je suis dans l’ambulance.
1h après dans ma nouvelle maison.
Et seulement à 23h dans ma chambre, soirée interminable. Je pleure et m’écroule dès qu’on m’adresse la parole.

24h après, et bien la chambre est bien, le personnel aussi, les repas pas trop mauvais, j’ai vu mes filles et mon amoureux, ma petite soeur … (ça ne marche pas du tout d’ailleurs).
Et j’écris pour éviter de pleurer …
J’attends que le sommeil veuille bien me prendre dans ses bras et m’emmener avec lui pour oublier l’espace d’un moment …

Il reste un miracle possible.
Que le traitement qu’on l’on me donne arrive non seulement à stabiliser les taux, mais qu’en plus, il les fasse baisser, qu’ils atteignent un niveau acceptable pour envisager une sortie sous haute surveillance, mais chez moi, avec eux.
En même temps je veux y croire et garder cet espoir pour tenir.
Et en même temps, j’ai tellement peur de me casser la figure encore une fois.

Aujourd’hui nous fêtions nos 16 ans de rencontre …
Et nous nous sommes dit bonne nuit, par sms, le coeur très lourd.
Aujourd’hui je ne les borderais pas avant de me coucher …

Bonne nuit …